Voici ce que vous pouvez faire après avoir fermé votre micro-entreprise

Que faire après avoir fermé votre micro-entreprise ?

Vous venez de fermer votre micro-entreprise et vous vous demandez quelles sont vos options ? Cette transition peut ouvrir de nouvelles perspectives, que ce soit vers le salariat, une nouvelle création d’entreprise ou même une période de formation. La cessation d’activité n’est jamais une fin en soi, mais plutôt le début d’un nouveau chapitre professionnel.

Avez-vous droit aux allocations chômage ?

La question du chômage après la fermeture d’une micro-entreprise reste complexe et dépend largement de votre situation antérieure. Si vous étiez salarié avant de créer votre micro-entreprise et que vous remplissez certaines conditions, vous pourriez prétendre à l’Aide au Retour à l’Emploi (ARE).

D’ailleurs, consultez ici notre article sur comment fermer une micro entreprise pour connaître toutes les démarches de cessation.

Depuis 2019, les travailleurs indépendants peuvent bénéficier de l’Allocation des Travailleurs Indépendants (ATI) sous certaines conditions strictes. Votre entreprise doit avoir fait l’objet d’une procédure de redressement ou de liquidation judiciaire, ou bien avoir cessé son activité de manière involontaire suite à un événement imprévisible.

Le montant de cette allocation reste modeste : 800 euros par mois maximum pendant six mois. Pour en bénéficier, vous devez justifier de revenus d’activité d’au moins 10 000 euros sur les deux années précédant la cessation. Ces conditions restrictives expliquent pourquoi peu d’entrepreneurs y ont accès en pratique.

Comment créer une nouvelle entreprise après la fermeture ?

Rien ne vous empêche de créer une nouvelle entreprise immédiatement après avoir fermé votre micro-entreprise. Cette stratégie peut même s’avérer judicieuse si vous souhaitez changer de statut juridique ou développer une activité différente.

Vous pouvez opter pour une nouvelle micro-entreprise si votre précédente activité n’a pas atteint les seuils de chiffre d’affaires. Cette solution conserve les avantages de simplicité administrative que vous connaissez déjà. Attention cependant : si vous avez fermé votre première micro-entreprise pour dépasser les seuils, vous ne pourrez pas revenir sur ce régime avant la fin de l’année civile.

La création d’une société (SARL, SAS, EURL) représente une alternative intéressante si vous envisagez de développer votre activité ou de vous associer. Ce changement de statut vous permet de dépasser les limites du régime micro-entrepreneur tout en bénéficiant d’une protection sociale différente.

Quels documents devez-vous conserver ?

Même après la fermeture de votre micro-entreprise, certaines obligations de conservation persistent. Vous devez garder l’ensemble de vos documents comptables et fiscaux pendant des durées variables selon leur nature.

Les factures, devis et documents commerciaux doivent être conservés pendant 10 ans minimum. Cette durée correspond au délai de prescription en matière commerciale. Les documents sociaux et les déclarations de charges sociales suivent la même règle décennale.

Concernant les documents fiscaux, la durée de conservation varie selon leur type. Les déclarations de revenus et les justificatifs associés doivent être gardés 4 ans. En revanche, si vous étiez assujetti à la TVA, les documents relatifs à cette taxe se conservent 10 ans. Cette organisation documentaire peut s’avérer cruciale en cas de contrôle fiscal ultérieur.

Comment optimiser cette transition professionnelle ?

La période qui suit la fermeture de votre micro-entreprise peut être mise à profit pour développer vos compétences ou explorer de nouvelles opportunités. C’est le moment idéal pour faire un bilan de votre expérience entrepreneuriale et identifier les enseignements à retenir.

Profitez de cette transition pour vous former dans des domaines qui vous intéressent ou qui complètent votre expertise actuelle. Les dispositifs de formation professionnelle continue restent accessibles, et certains organismes proposent des programmes spécifiquement conçus pour les entrepreneurs en reconversion.

Le réseautage professionnel prend une importance particulière dans cette phase. Maintenez les contacts établis pendant votre activité entrepreneuriale et n’hésitez pas à en développer de nouveaux. Ces relations peuvent déboucher sur des opportunités d’emploi, de partenariat ou de nouvelle création d’entreprise.

Faut-il envisager le portage salarial ?

Le portage salarial représente une solution intermédiaire intéressante pour les anciens micro-entrepreneurs qui souhaitent conserver une certaine autonomie tout en bénéficiant des avantages du salariat. Ce statut vous permet de facturer vos prestations tout en étant rattaché à une société de portage.

Cette formule vous dispense de toute gestion administrative et comptable. La société de portage s’occupe des déclarations sociales et fiscales, de l’édition des factures et du recouvrement des créances. En contrepartie, elle prélève des frais de gestion généralement compris entre 5% et 10% de votre chiffre d’affaires.

Le portage salarial convient particulièrement aux consultants, formateurs et prestataires de services intellectuels. Il vous permet de tester la viabilité d’une nouvelle activité sans prendre les risques liés à la création d’entreprise. Cette solution peut constituer une étape transitoire avant une nouvelle création ou un retour définitif au salariat.

Retour en haut