ECS -
Un espace économique sociétal
SORTIR
DE LA DETTE - RECREER LE PLEIN EMPLOI
RESOUDRE LE DEFI ECOLOGIQUE
Projet Initié par
Philippe Derudder, André-Jacques Holbecq,
les membres du GRESSO (Groupe de
Recherches et d'Etudes des Systèmes SOciétaux)
et de AISES. (Association
Internationale pour le Soutien aux Economies Sociétales)
Ce projet, décrit ici sommairement, fait l'objet d'un livre : "Une monnaie
nationale complémentaire"
par Ph. Derruder et A-J Holbecq aux éditions Yves Michel (2011)
Le problème fondamental, jamais
abordé, tient au fait que la richesse prise en compte par l'économie
est celle qui découle de l'activité rémunérée. Or cette activité est
non seulement loin de représenter la globalité de la richesse de
l'activité humaine (bénévolat, éducation des enfants, jardinage, etc.)
mais en plus a tendance à se réduire tant en nombre sous l'effet des
gains de productivité liés à l'amélioration des technologies, qu'en
revenu sous l'effet de la mise en concurrence des forces du travail au
niveau mondial. Ainsi, pour générer la richesse financière qui serait
nécessaire pour répondre aux défis de notre temps, il faudrait
augmenter la production dans de telles proportions que cela reviendrait
à aggraver les problèmes pour pouvoir les régler... belle logique de
l'absurde !
- Créer un espace économique
complémentaire à vocation sociétale
La seule solution que nous voyons est d'élargir de champ de
l'activité humaine et donc la richesse qu'elle exprime, à une
part qui s'étende au-delà de ce qui se vend et s'achète. Le défi à nos
yeux consiste à offrir à cette part oubliée, part qui s'ancre dans la
dignité, le respect et l'évolution du Vivant un espace d'expression
équivalent à celui réservé à l'activité marchande.
Nous proposons donc d'introduire un espace économique nouveau, -
complémentaire à l'espace économique existant- que nous appelons "ECS"
(Espace Complémentaire Sociétal). Sa
vocation n'est pas la recherche du profit financier mais celle du
"bénéfice sociétal", c'est-à-dire ce qui favorise l'épanouissement de
l'être humain dans toutes ses dimensions, dans le respect de son
environnement naturel. Ainsi l'ECS a- t-il vocation de résoudre,
indifféremment de leurs coûts, les problèmes humains et écologiques que
la seule logique capitaliste libérale est impropre à traiter, et
d'orienter les modes de production et de vie vers un modèle soutenable
au niveau planétaire. Cela se traduira par la création
d'activités qui n'existent pas encore, en particulier les services qui
font cruellement défaut pour permettre à tous une vie digne sur une
planète respectée.
- Comment ?
Vers une
démocratie participative
C'est le débat national qui permettra d'identifier et de lister
l'ensemble des points qui posent un problème écologique et humain
présent ou probable dans l'avenir, inhérent à notre mode de vie, et de
mettre en regard les solutions possibles, porteuses
d'amélioration de qualité de vie et transposables à l'ensemble de la
planète, indifféremment de leurs coûts comptables ou financiers. Pour ce faire le pays s'organisera sous
forme d'un vaste réseau de commissions citoyennes pour préciser les
besoins, les idées et les projets, les choix définitifs faisant l'objet
de referendums nationaux.
Vers
un argent libéré qui libère la pensée et l'action
Les projets sociétaux ainsi décidés seront mis en oeuvre par des
Entreprises à Mandat Sociétal (EMS) dont le statut juridique reste à
créer. Elles répondront bien évidemment à la même logique de "bénéfice
sociétal". Ainsi leur action sera-t-elle jugée sur la réalisation des
objectifs sociétaux qu'elles visent et non sur leurs résultats
financiers qui n'ont dans cet espace que valeur statistique. De même,
elles n'auront pas besoin d'apporteurs de capitaux ; les
investissements initiaux nécessaires à leur activité seront financés
par une émission monétaire nationale en monnaie sociétale. Car le financement de cet espace ne sera
fait ni par l'impôt, ni par l'emprunt, mais par utilisation d'une
monnaie sociétale complémentaire à l'euro, émise par l'Etat à hauteur
des besoins déterminés par les projets décidés.
Vers le plein
emploi par la reconnaissance de l'activité sociétale
Le champ d'activités qu'ouvre la création de cet espace complémentaire
est immense. L'expression des besoins que révèlera l'enquête nationale
suscitera sans nul doute des vocations chez beaucoup de personnes qui
aujourd'hui cherchent un travail à reculons, ne se reconnaissant pas
dans la logique du système actuel ; sans parler de celles qui ont déjà
un projet sociétal mais qu'elles ne peuvent mettre en oeuvre faute
d'être "rentable" ! Ainsi pourra-t-on récréer rapidement un contexte de
plein emploi grâce auquel les personnes actuellement marginalisées
retrouveront une place à part entière dans la société, du pouvoir
d'achat et un sens plus profond à leur vie par la nature même de leur
activité.
Vers l'autonomie
de tous les peuples
Précisons encore un point. Le projet est conçu pour une mise en oeuvre
en France, parce que le porter au niveau européen dès à présent
risquerait fort de le voir s'embourber à jamais. Nous voulons miser sur
la valeur d'exemple qu'une réalisation de ce genre, dans notre pays,
pourrait avoir sur le reste du monde. Ne voyez donc à aucun moment le
désir de nous replier frileusement derrière nos frontières.
En savoir plus
Ce projet, décrit ici
sommairement, fait l'objet d'un livre : "Une monnaie
nationale complémentaire" par Ph Derudder et AJ Holbecq aux
éditions Yves Michel (2011).
Vous trouverez aussi un exposé plus
détaillé sur http://tiki.societal.org/tiki-index.php?page=EMS
Nous avons aussi interpellé nos députés, sénateurs, ministres et
la plupart de candidats par le moyen d'une lettre ouverte. Vous pouvez
la consulter ou la télécharger sur http://www.societal.org/docs/EMS-4p.pdf
. A diffuser "sans retenue" pour que l'idée alimente les débats.
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